Les jeunes qui collaborent avec l'Eglise nationale doivent absolument tenir compte de certaines particularités
Penser aux particularités
- L'Église nationale crée de nouveaux accès
En raison de sa position juridique et sociale, l'Eglise nationale a accès à une large population. Elle dispose des dates de naissance et des adresses des enfants, est présente dans les écoles et constitue donc un bon canal publicitaire.
- L'Eglise nationale "garantit le sérieux"
Même si l'un ou l'autre peut avoir des doutes, pour beaucoup de gens, l'Eglise nationale en tant que responsable ou le pasteur en tant que coresponsable est la garantie d'un certain sérieux. Il ne faut donc pas hésiter à profiter de cette situation et, en tant que jeunesse, à se positionner consciemment par rapport à l'arrière-plan de l'Eglise nationale.
- L'Eglise nationale a des limites juridiques
Tout ce qui est souhaitable n'est pas forcément autorisé par l'Eglise nationale. Les adresses, par exemple, ne peuvent souvent pas être communiquées pour des raisons de protection des données. Dans de tels cas, le ministère pastoral peut toutefois se charger de l'envoi du courrier correspondant. Lorsque la compréhension et l'imagination prédominent, les limites juridiques ne sont pas insurmontables.
- L'Eglise nationale a une planification financière
C'est pourquoi, si l'on fait preuve de tolérance, le groupe de jeunes BESJ devrait également trouver un soutien suffisant au sein de la paroisse. Mais la prétention à être le seul à faire le bien ne peut que brusquer le pasteur et le conseil de paroisse !
- Traditionnellement, l'Eglise nationale a plutôt un lien avec les Unions Chrétiennes
Là où la BESJ et les U.C. se feraient concurrence, il faut absolument rechercher une collaboration. La concurrence n'est pas seulement une perte de forces, elle met aussi la paroisse dans une situation délicate.
- L'Eglise nationale est démocratique
Chaque membre majeur a le droit de vote. L'administration de l'Eglise et les pasteurs sont élus de cette manière. Les intérêts individuels sont difficilement défendables. C'est pourquoi un groupe de jeunes ne peut être soutenu que comme une partie et une forme de travail avec les jeunes, tant sur le plan des idées que sur le plan financier.
- L'Eglise nationale dispose généralement d'une très bonne Ecole du dimanche
Celle-ci est tenue par des bénévoles. Ils ont parfois peur de la concurrence. Ils ne veulent pas "perdre" leurs enfants au profit de l'aumônerie. C'est pourquoi il est utile d'avoir un contact régulier avec l'Ecole du dimanche. Il peut en résulter une complémentarité et un enrichissement mutuel : La Jungschar comme lieu d'expérience, l'Ecole du dimanche comme service religieux.
- L'Eglise nationale a des hiérarchies
De nombreuses compétences et responsabilités sont clairement définies. Les personnes clés sont les pasteurs et le président de la paroisse. Il faut chercher à établir un bon contact avec eux. Il faut souvent du temps pour prendre des décisions en raison de la réglementation parfois compliquée des compétences. Les pasteurs ne sont souvent pas assez libres pour pouvoir répondre à toutes les attentes. Il est donc utile de discuter à temps des demandes éventuelles.
- L'Eglise nationale n'est pas une vache à lait
Là où l'administration de l'Eglise et le pasteur ne sont pas seulement sollicités quand on veut quelque chose d'eux, mais aussi pris au sérieux en tant qu'interlocuteurs et aides dans les problèmes les plus divers, un climat de confiance mutuelle s'installe. Dans de tels entretiens, on trouve également un cœur ouvert pour de nombreuses demandes. Les demandes par écrit atterrissent souvent sur la montagne de dossiers en suspens des pasteurs et se perdent lentement mais sûrement (un pasteur dans le canton de Zurich reçoit 12 kg de courrier par semaine !)
- L'Eglise nationale n'est ni bonne ni mauvaise
Ce sont plutôt les relations entre les personnes, donc aussi entre l'animateur de jeunesse et la direction de la paroisse, qui déterminent si une collaboration fructueuse est possible.
Références aux sources :
Contenu : Point fort de l'année 1993 "Commune", Peter Blaser, Siegfried Nüesch, Martin Bihr, Hansruedi Tanner, Ueli Obrist, Johannes Wallmeroth, Peter Schulthess
Copyright : www.besj.ch
Photo de couverture : Clipart avec l'aimable autorisation de la maison d'édition buch+musik ejw-service gmbh, Stuttgart - www.ejw-buch.de
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