Cours de méditation pour chaque jour de la semaine sur le thème :
« ÊTRE UN SERVITEUR DE JÉSUS-CHRIST »
Pour cela, nous méditerons sur la vie de Gehazi, le serviteur d’Élisée
Avant-propos
Dans Marc 10, 35-45, on nous raconte comment Jacques et Jean ont demandé au Seigneur de pouvoir s’asseoir à sa droite et à sa gauche dans la gloire. Lorsque les autres disciples ont entendu cela, ils se sont offusqués, car chacun d’entre eux souhaitait naturellement obtenir l’une de ces places. Le Seigneur les rassemble et tente de leur transmettre un principe fondamental : contrairement aux relations de pouvoir du monde, il ne doit pas en être ainsi parmi les disciples, mais celui qui veut être grand doit être un serviteur. Jésus leur en a donné l’exemple : « Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. »
Même la veille de sa crucifixion, il prouve une nouvelle fois qu’il est venu pour servir : « Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous avez raison, car je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car je vous ai laissé un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. » (Cf. Jean 13, 4-17)
Aucun des disciples ne s’était porté volontaire pour cette tâche subalterne. La pièce était donc remplie de cœurs orgueilleux et de pieds sales. Les disciples étaient prêts à se battre pour un trône, mais pas pour une serviette. Malheureusement, cela n’a guère changé jusqu’à aujourd’hui.
C’est tragique. Car d’une part, l’un des principaux objectifs de la vie d’un chrétien est de se conformer à l’image du Fils (Jésus-Christ), ce qui ne signifie rien d’autre que de servir avec douceur et humilité, dans l’altruisme. D’autre part, les non-croyants pourraient reconnaître que nous sommes les disciples de Jésus à l’amour que nous avons les uns pour les autres. Mais que se passe-t-il si cet amour mutuel fait défaut ? Lorsque l’orgueil nous guide et nous empêche de nous servir les uns les autres dans l’amour ?
Cette semaine, nous souhaitons réfléchir au thème de la vie de serviteur de Jésus-Christ. Pour ce faire, nous nous pencherons sur la vie de Guéhazi, le serviteur d’Élisée.
Dans les explications, deux ou trois points sont abordés chaque jour. Tous sont certes importants. Néanmoins, laisse Dieu t’interpeller sur le point qui te tient à cœur. Réfléchis-y et mets les autres éléments des explications au second plan.
Ne laissez pas non plus ces explications empiéter sur votre temps de prière et de réflexion personnelle.
Que le Seigneur vous bénisse.
Lecture spirituelle
Samedi, 2 Rois 4, 8-17
Élisée, au cours de ses voyages entre Samarie, Jizréel et d’autres villes, passait régulièrement par Sunem, où vivait une femme fortunée. Le fait qu’elle souhaite être une source de bénédiction pour Élisée montre à quel point cette femme était pieuse.
De toute évidence, Élisée bénéficiait de l’hospitalité de ce couple depuis un certain temps déjà lorsqu’un jour, il a souhaité lui rendre la pareille. Par l’intermédiaire de Guéhazi, il a demandé à la femme ce qu’il pouvait faire pour elle.
Nous aimerions nous concentrer ci-après sur le serviteur Guéhazi et réfléchir à quelques idées fondamentales sur le thème du « service ».
Avant de poursuivre votre lecture, réfléchissez à ceci :
- ce que vous imaginez qu’est un serviteur
- quels aspects du service vous reconnaissez dans le passage que vous venez de lire
- si vous êtes vous-même un serviteur
Se mettre au service les uns des autres, être un serviteur, est un thème central de la Bible. Comme vous avez pu le lire dans la préface, le but du Seigneur était de faire de ses disciples des serviteurs.
Dans Romains 8:29, nous lisons : « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils. » Être conforme à Jésus signifie, entre autres, être un serviteur !
Nous vivons dans un monde très centré sur « MOI ». On fait quelque chose pour soi-même, par soi-même ou à partir de soi-même. Comparez cela avec Philippiens 2, 3-4. Ne devrions-nous pas commencer à chercher des moyens de donner plutôt que de toujours penser à ce que nous pourrions recevoir ? John Wesley l’a formulé ainsi : « Faites du bien à tous les hommes de toutes les manières possibles, et tant que vous le pouvez. »
Dans 2 Corinthiens 8, 1-6, Paul rend un formidable témoignage aux Églises de Macédoine. Demandez-vous si ces versets s’appliquent également à votre vie. Dans quels domaines précis souhaitez-vous changer et devenir quelqu’un qui donne ?
Lorsqu’on a un jour demandé à Leonard Bernstein, célèbre chef d’orchestre, quel était l’instrument le plus difficile, il a répondu : « Le second violon. Je peux trouver beaucoup de premiers violonistes, mais trouver quelqu’un qui soit enthousiaste à l’idée de jouer du deuxième violon, du deuxième cor ou de la deuxième flûte est vraiment un problème. Et pourtant, si personne ne joue le second rôle, nous n’avons pas d’harmonie. »
Êtes-vous prêt à jouer les seconds rôles ? Au lieu d’être sous les feux de la rampe, êtes-vous prêt à travailler dans les coulisses, à vous mettre au service des autres sans en tirer de reconnaissance ?
Guéhazi, comme nous le verrons plus tard cette semaine, a toujours vécu dans l’ombre du grand prophète Élisée. Il jouait les seconds rôles et laissait la vedette au prophète.
Dans le passage biblique d’aujourd’hui, nous voyons Guéhazi agir en coulisses. Il sert d’intermédiaire entre la femme et le prophète. Guéhazi, de plus, avait apparemment remarqué que la femme n’avait pas de fils et qu’elle n’en aurait probablement jamais. Ce qui est étonnant, c’est qu’il (contrairement à Sarah, cf. Genèse 18, 12-14) ait estimé que Dieu pouvait accomplir ce miracle par l’intermédiaire de son maître, le prophète Élisée.
Voyez-vous les besoins et les désirs qui vous entourent ? Êtes-vous prêt à être une source de bénédiction en rendant un service désintéressé ?
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Dimanche, 2 Rois 4, 18-28
Peu après la naissance miraculeuse du garçon, la foi de cette femme pieuse fut mise à l'épreuve : le garçon mourut entre ses mains. Après avoir réfléchi, elle se rendit immédiatement auprès d’Élisée. Elle demanda à son mari de lui envoyer un serviteur et un âne, apparemment sans lui dire que le garçon était mort, car elle craignait que son mari ne la laisse pas partir.
L'homme s'interrogea sur la nécessité de se rendre chez le prophète. On peut en déduire que ses intérêts spirituels étaient plutôt superficiels et axés sur les cérémonies (en disant « Ce n'est ni la nouvelle lune ni le sabbat », l'homme indiquait qu'il n'y avait finalement aucune occasion de célébrer une fête religieuse.)
Quels sont vos intérêts spirituels ?
Recherchez-vous la communion fraternelle parce que c'est « tout simplement ce qu'on fait » en tant que chrétien, ou parce que c'est un besoin sincère pour vous ?
Réfléchissez à Galates 4, 10-11 et Hébreux 10, 24-25
Lorsque la femme de Shunem vint voir Élisée, elle fut repoussée par Guéhazi. Le serviteur du prophète trouvait manifestement présomptueux de la part de cette femme de déranger le prophète. Nous sommes ici confrontés à un problème que les serviteurs semblent souvent rencontrer : celui de la surprotection et de la possessivité. Un serviteur risque d'avoir une vision étroite des choses et de négliger les besoins des autres qui ne sont pas directement liés à son ministère.
C’est ce qu’a ressenti Josué, le serviteur de Moïse, lorsque Eldad et Médad ont prophétisé dans le camp. Josué voulait que Moïse les empêche de le faire ; après tout, son maître, Moïse, qu’il servait en tant qu’homme de Dieu, avait été investi du don de prophétie. (Cf. Deut. 11, 24-30)
Les disciples du Seigneur ont également été confrontés à ce problème. Cf. Luc 18, 15).
Connaissez-vous ce problème dans votre vie ?
Ou comment réagissez-vous lorsque quelqu’un remet soudainement en cause votre ministère ? Par exemple, si quelqu’un tisse une bonne relation avec l’un de vos jeunes et s’occupe de lui spirituellement ?
Le comportement de cette femme est caractéristique de sa situation : elle n'explique pas pourquoi elle est venue, mais ce qu'elle ressent face à ce qui s'est passé.
Pouvez-vous deviner, d’après ce que vous disent les jeunes qui s’expriment, ce qu’ils ont vraiment en tête ?
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Lundi, 2 Rois 4, 29-37
Qu'a bien pu ressentir Guéhazi après ces événements ?
N'était-il pas constamment mis de côté ?
Tout d’abord, il y a la mère du garçon. Elle est manifestement convaincue dès le départ que Guéhazi est incapable de ramener son fils à la vie. Elle s’accroche donc au prophète, ignorant le serviteur et plaçant sa confiance en lui.
Connaissez-vous aussi ce genre de situations ? Vous arrive-t-il parfois d’être ignoré au sein de l’équipe des jeunes ? Ou par les parents des garçons ? Ou peut-être êtes-vous vous-même parfois ignoré par d’autres personnes !
Réfléchis aux situations où tu te sens ignoré
Réfléchis aux situations où tu rencontres ce problème dans ton service pour le Seigneur et essaie de le considérer comme une occasion de pratiquer l’humilité
Gehazi se mit donc en route pour se rendre chez la Sunamite, comme Élisée le lui avait ordonné. En chemin, Gehazi ne salua personne et ne répondit à aucun salut. La raison de cette « froideur » était que l’on perdait toujours beaucoup de temps dans ces formalités de salutation. Peut-être le prophète voulait-il éviter que l’échec de Guéhazi à ressusciter le garçon ne soit attribué à un retard !
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Mardi, 2 Rois 4, 38-41
Une fois de plus, Guéhazi* se retrouve dans une situation très similaire. Une fois encore, il a fait exactement ce qu’on lui avait dit. Et une fois encore, il a échoué. On peut comprendre qu’il n’ait pas pu ramener le garçon mort à la vie, cela aurait été un miracle colossal. Mais là, il n’arrive même pas à préparer un ragoût. Cela ne doit-il pas faire naître chez Guéhazi un sentiment d’infériorité et de gêne ?
Vous voyez, il était toujours surpassé par le Prophète, même s’il avait fait tout ce qu’on lui avait demandé de faire.
Essayez d’aborder vos pensées avec honnêteté dans des situations similaires. Réfléchissez également à Hébreux 6:10.
Mais ce passage de l'Écriture nous révèle une autre très belle idée. Toute cette situation a permis à Élisée de donner des leçons instructives aux disciples du prophète et à Guéhazi.
À cette époque, le peuple traversait une famine d’un tout autre genre. Il s’était détourné du Dieu vivant et de ses commandements pour embrasser la religion de Baal. Le peuple mourait de faim spirituelle.
Élisée prit de la farine – dont il restait à peine un peu en cette période de famine – et la mit dans la marmite. Aussitôt, la nourriture devint comestible. Ce faisant, Élisée ne disait rien d’autre aux disciples du prophète que ce que le Seigneur avait lui-même dit à ses disciples dans Matthieu 5, 13-16.
Les véritables serviteurs, à l’image parfaite de Jésus-Christ, ont un impact considérable. Jésus a changé le monde comme aucun autre homme ne l’a jamais fait. Sans armées à diriger, sans livres à écrire, sans intérêts économiques, sans argent ni pouvoir. Jésus est venu pour servir. Lorsque nous servons, nous sommes le sel et la lumière du monde.
Vous êtes le sel de la terre : le sel est un conservateur et un assaisonnement très particulier. Il est incroyablement utile. Réfléchissez un instant à tous les aspects pratiques et positifs du sel et essayez de les transposer à une vie de serviteur de Jésus-Christ.
Mais si le sel est devenu insipide…
C'est une phrase très grave. Que se passerait-il si la caractéristique d'un chrétien n'était plus visible ni exprimée dans la vie ? L'humanisme, la mondanité, le raisonnement et le matérialisme sont désormais profondément ancrés dans la pensée de la plupart des chrétiens.
Wolfgang Bühne a écrit un jour : « Un christianisme s’est imposé qui n’est ni attrayant ni crédible. »
Voulez-vous être consciemment le sel de la terre ?
Vous êtes la lumière du monde…
La lumière possède également des qualités qui peuvent nous en apprendre davantage sur ce que signifie « être au service des autres ». Svindoll dit : « N’essayez pas de montrer à quel point vous êtes brillant et rayonnant, contentez-vous de briller ! »
Trouvez-vous d’autres qualités de la lumière qui pourraient vous aider à mieux comprendre le caractère d’un serviteur ?
* Le verset 38 parle du serviteur d’Élisée. On ne sait pas avec certitude s’il s’agissait réellement de Guéhazi, mais cela n’a pas d’importance pour notre réflexion sur le thème « Être serviteur de Jésus-Christ ».
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Mercredi, 2 Rois 4, 42-44
Connaissez-vous ces sentiments ? Vous ne parvenez absolument pas à imaginer comment vous allez vous en sortir face à telle ou telle situation. Les échecs vous ont fait perdre la foi !
Le Seigneur a dit à Paul que sa puissance s’accomplit dans la faiblesse (2 Co 12, 9). La force humaine ne fait souvent qu’entraver l’action de Dieu.
Joseph, lui aussi, n’a connu le succès qu’à travers l’échec. Réfléchis à sa vie quand tu en auras l’occasion (Genèse 37 et suivants)
Mais ce qui me frappe sans cesse comme positif chez Guéhazi, et encore ici, c’est son obéissance. Même lorsqu’il ne parvient pas à mobiliser sa foi, il obéit au prophète. Cela nous amène à une idée centrale : l’obéissance d’un serviteur.
Servir et obéir vont de pair, comme des jumeaux siamois. Le simple fait de savoir comment un serviteur doit se comporter ne suffit pas à en faire un. La qualité indispensable qui rend toute chose authentique, c’est l’obéissance.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Êtes-vous prêt à obéir ? Obéissez-vous au Seigneur ?
C'est toujours encourageant, n'est-ce pas, que Jésus lui-même nous ait montré par son exemple tout ce qu'il attend de nous ? Ainsi, nous lisons qu'il s'est soumis jusqu'à la mort sur la croix (Philippiens 2, 8). Il avait les yeux fixés sur la joie qui lui était réservée et il a enduré la croix (Hébreux 12, 2).
Il n’est pas toujours facile d’obéir. Parfois, nous sommes traités injustement ou mis de côté. L’obéissance exige souvent un désintéressement à l’image du Christ. Être un serviteur n’est pas une tâche facile. Mais Dieu voit chacun de nos services, et Il ne laissera rien passer inaperçu ni sans récompense.
Méditez Galates 6:9 et 1 Corinthiens 3:12-14.
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Jeudi, 2 Rois 5, 9-14
De toute évidence, il restait encore dans le pays des personnes qui défiaient le culte de Baal instauré par Jéroboam et servaient le vrai Dieu. Cet homme considérait probablement les écoles prophétiques comme un substitut au culte légal et y apportait les prémices. Cela lui a permis d’accomplir le commandement (Deut. 18, 4), même s’il n’y avait ni Lévites ni prêtres en activité.
Nous voulons revenir sur le cas de Guéhazi. Après tous les échecs qu’il a connus jusqu’à présent, il ne semble pas parvenir à rassembler la foi nécessaire. Il était évident que ces vingt pains d’orge ne suffiraient jamais.
Le passage d’aujourd’hui nous enseigne une leçon très importante : une fois de plus, nous voyons Guéhazi faire exactement ce qu’on lui a demandé de faire. Et une fois de plus, il est traité injustement.
Il se retrouve pris entre deux feux et doit faire face à la colère de Naaman. Il faut comprendre que Guéhazi n’avait pas inventé ce message, il s’était contenté de le transmettre.
Connaissez-vous des situations où vous vous retrouvez injustement pris entre deux feux ?
Comment gérez-vous cela ?
Nous reconnaissons ici en Naaman un homme orgueilleux. En tant que commandant de l'armée du roi de Syrie, il était habitué à ce que tout le monde le traite avec respect et déférence.
Le fait que le prophète ait si complètement ignoré sa haute dignité et ses richesses, et qu’il ne soit même pas sorti à sa rencontre, a blessé son orgueil. Mais il fallait que Naaman soit ramené de son piédestal pour se présenter dans la bonne position – celle d’un pauvre lépreux – devant Dieu.
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Vendredi, 2 Rois 5, 15-24
Naaman s'était humilié et avait obéi aux instructions du prophète. Après s'être immergé sept fois (le chiffre sept symbolisant à nouveau une œuvre de Dieu), il fut témoin d'un miracle extraordinaire : sa chair n'était pas simplement redevenue pure, mais elle était comme celle d'un jeune garçon.
De plus, il fut le seul à être guéri de la lèpre à cette époque (cf. Luc 4, 27).
Contrairement à beaucoup de ceux que nous pourrions aider, Naaman est revenu remercier Élisée et Guéhazi. Les cadeaux qu’il a apportés s’élevaient à environ 340 kg d’argent et à environ 1,7 million de francs d’or, ainsi que sept vêtements de cérémonie. Cependant, Élisée ne veut pas accepter ces cadeaux. Il ne veut pas que quiconque puisse un jour dire qu’il a accompli ce miracle pour l’argent. D’ailleurs, il sait bien que ce n’est pas lui qui mérite la gloire, mais uniquement le Dieu vivant.
Comment réagissez-vous lorsque l’on vous rend hommage ?
Aimez-vous être sous les feux de la rampe après une libération conditionnelle ?
PS : Attention toutefois, tout refus de te témoigner de l’affection peut aussi être une manifestation de ta fierté.
Contrairement à Élisée, qui a agi de manière tout à fait juste dans cette situation, Guéhazi échoue à présent. D’un point de vue humain, on peut très bien le comprendre après tous les échecs qu’il a dû essuyer. Guéhazi avait appris à donner, à obéir, à jouer les seconds rôles. Mais il n’avait pas appris à oublier et à ne pas se concentrer sur lui-même. Tout le fardeau qu’il avait enduré à maintes reprises agitait ses pensées, et il voyait désormais l’occasion venue d’obtenir enfin une récompense à la hauteur de ses efforts.
Un serviteur de Jésus-Christ doit être capable d’oublier. Êtes-vous capable de pardonner et d’oublier lorsque quelqu’un vous a fait du tort ?
Pouvez-vous également oublier à qui vous avez fait du bien, ou en gardez-vous une trace pour nourrir votre orgueil ? Lisez 1 Corinthiens 13, 4-7 et Matthieu 6, 1-4.
Est-il même possible d’oublier au sens de « perdre tout souvenir » ?
Peut-être avez-vous déjà réfléchi à l’exemple de Joseph. Joseph aurait eu toutes les raisons de ruminer ses blessures et de rejeter son passé. Mais Joseph était un homme capable d’oublier. Il a appelé son premier fils « Manassé », ce qui signifie « oublier ». (Joseph se souvenait sans doute encore très bien de Jacob et de ses frères, mais ces souvenirs ne suscitaient en lui ni douleur ni colère.)
Paul, lui aussi, était prêt à oublier. Tant le mal qui lui avait été fait (2 Cor. 11, 23-33, il est question de serviteurs !) que le bien qu’il avait fait (Philippiens 3, notez le verset 13).
Tournons à nouveau notre attention vers Guéhazi. Avez-vous remarqué à quelle vitesse Guéhazi est passé d’une hypocrisie à une autre ? Au verset 20, Guéhazi utilise les mêmes mots qu’Élisée au verset 16 : « Aussi vrai que l’Éternel est vivant ». Les intentions de Guéhazi ne sont toutefois pas bonnes, et il prend donc ici le nom de Dieu en vain. Au verset 22, Guéhazi fait preuve d’hypocrisie et ment. Sa demande semble très désintéressée. Plus tard, devant Élisée (verset 25), Guéhazi ment à nouveau. Mais ce qu’il y a peut-être de plus tragique dans sa mauvaise conduite, c’est qu’il a donné une fausse image du Dieu vivant à un païen éloigné de Dieu, Naaman.
Comprenez bien que votre mauvaise conduite porte atteinte à la gloire de Dieu et empêche les non-croyants de connaître le vrai Dieu.
Le caractère de Dieu transparaît-il dans votre vie ?
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Samedi, 2 Rois 5, 25-27
Avez-vous remarqué à quoi Élisée fait référence lorsqu’il prononce son jugement sur Guéhazi ? Il ne parle ni de ses mensonges, ni de sa tromperie, mais du moment. « Est-ce donc le moment de prendre de l’argent et des vêtements… »
Le Seigneur sait quand le moment est venu de récompenser ses serviteurs. Je tiens à vous encourager à attendre patiemment.
Demandez-vous d’où vous attendez une récompense et une reconnaissance pour vos actions. Savez-vous quelle récompense Dieu vous a promise ?
Lisez Romains 6, 23 et Apocalypse 21, 1 à 7.
Que pensez-vous du châtiment infligé à Guéhazi ? Ce châtiment n’est-il pas trop sévère ?
La punition de Guéhazi était si sévère parce que son péché avait eu des conséquences considérables, car l'histoire s'était probablement répandue partout parmi les Israélites et les Araméens.
De plus, ce récit met clairement en évidence le fait terrible que quelqu’un puisse vivre pendant des années en présence de croyants sans jamais choisir personnellement Dieu lui-même. Tout comme Judas Iscariote s’est révélé être un « incroyant » à la fin de son temps auprès de notre Seigneur, il en va de même pour Guéhazi.
En punissant Guéhazi de la lèpre, Dieu a révélé ce qu’il y avait réellement dans le cœur de Guéhazi.
Lisez Galates 2:16 et Jacques 2:14-20
Malgré l'issue tragique de l'histoire de Guéhazi, ne nous laissons pas décourager. Nous pouvons tirer de nombreux enseignements de sa vie. Être au service de Jésus-Christ en vaut vraiment la peine.
Réfléchissez aux passages suivants : Hébreux 4:15, 1 Corinthiens 11:31 et 32, et 1 Jean 1:9.
Référence de la source
- Image de couverture : illustration fournie par l'éditeur buch+musik ejw-service gmbh, Stuttgart - www.ejw-buch.de
Extrait de : Jungscharleiter Grafik-CD plus; deuxième édition révisée, 2002
© buch+musik ejw-service gmbh, Stuttgart - Contenu : Méditation BEJS :
Swindoll C., The Art of Selfless Service, CLV Bielefeld
McClung F., « Friendship with God, How do I overcome my pride », Youth with a Mission, Francfort
Documents à distribuer, Dillenburgerverlag, Dillenburg
Keil C. S., Le Livre des Rois
Constable Thomas L., 1er et 2e livres des Rois
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